DOSSIER: LES ENFANTS VICTIMES
Auteurs
Centre Européen pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, Child Focus
 292, avenue Houba-de Strooper â B-1200 BruxellesT + 32/2/ 475 44 11 â F + 32/2/ 475 44 03110 (numĂ©ro dâurgence gratuit 24h/24 â 7 j/7)http://www.clicksaffe.be/http://www.clicksaffe.be/
RĂ©sumĂ©Â
Le Centre EuropĂ©en pour Enfants Disparus et Sexuellement ExploitĂ©s, opĂ©rant sous le nom de Child Focus, est une fondation de droit belge reconnue d'utilitĂ© publique. Child Focus appuie et stimule l'enquĂȘte ainsi que les dĂ©marches judiciaires, s'assure du suivi des cas qui lui sont confiĂ©s et participe Ă l'encadrement des victimes. Il collabore de maniĂšre complĂ©mentaire avec les acteurs officiels et privĂ©s concernĂ©s. Sur base de son activitĂ©, Child Focus acquiert une expertise lui permettant de stimuler et de dĂ©velopper des initiatives qui ont pour but d'amĂ©liorer la situation des victimes et de faire Ă©voluer le cadre lĂ©gal, les mentalitĂ©s et les comportements.
Mots-clés
Child Focus, enfants disparus, enfants sexuellement exploités
Historique
L |
e projet de Child Focus est né en 1996, un an aprÚs la disparition de Julie et Melissa. En septembre, Jean-Denis Lejeune part visiter le National Center for Missing and Exploited Children à Washington pour en étudier le fonctionnement.
AprĂšs la Marche Blanche, en octobre â96, il soumet son projet au Premier Ministre, Jean-Luc Dehaene. Son idĂ©e : mettre sur pied un centre en Belgique, destinĂ© dâune part Ă soutenir les enfants disparus et leur famille et travailler de concert avec les services de police et la magistrature, dâautre part Ă prĂ©venir et lutter contre la disparition et lâexploitation sexuelle des enfants.Â
LâannĂ©e suivante, une Charte est signĂ©e par les parents de 23 enfants disparus ou dĂ©cĂ©dĂ©s. Elle cerne et dĂ©finit le champ dâaction et le fonctionnement du Centre Ă venir, un Ă©tablissement reconnu dâutilitĂ© publique.Â
Le 31 mars 1998, baptisĂ© Child Focus, le Centre voit le jour vĂ©ritablement. Il sâaxe sur un rĂŽle dâĂ©coute, de conseil et dâencadrement des victimes, parents et enfants, et un rĂŽle opĂ©rationnel de soutien actif des enquĂȘtes de disparition et dâexploitation sexuelle dâenfants. Enfin, un rĂŽle de « vigilance » auprĂšs des services de police et de la magistrature, ce qui lui permet de stimuler la justice. Â
Child Focus est subventionnĂ© Ă raison de 60% par les pouvoirs publics. Les 40% restants proviennent du grand public et des entreprises.Â
La Mission de Child Focus
Le Centre Européen pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, opérant sous le nom de Child Focus, est une fondation de droit belge reconnue d'utilité publique.
 Child Focus agit en toute indĂ©pendance, uniquement dans l'intĂ©rĂȘt des enfants.
 Tant sur le plan national qu'international, il a pour mission d'une part le support actif dans les enquĂȘtes de disparition, d'enlĂšvement ou d'exploitation sexuelle d'enfants et d'autre part la prĂ©vention et la lutte contre ces phĂ©nomĂšnes.
Child Focus appuie et stimule l'enquĂȘte ainsi que les dĂ©marches judiciaires, s'assure du suivi des cas qui lui sont confiĂ©s et participe Ă l'encadrement des victimes.
Il collabore de maniÚre complémentaire avec les acteurs officiels et privés concernés.
 Sur base de son activité, Child Focus acquiert une expertise lui permettant de stimuler et de développer des initiatives qui ont pour but d'améliorer la situation des victimes et de faire évoluer le cadre légal, les mentalités et les comportements.
 Il évalue son fonctionnement en permanence et est attentif à tout élément susceptible d'enrichir sa réflexion.
 L'équipe de Child Focus est liée par le secret professionnel et son travail est fondé sur l'engagement personnel de chacun de ses collaborateurs.
Mission StatementÂ
- base de la stratégie du fonctionnement de Child Focus
- définition objectifs, attitude et positionnement, ambition
- développé par le management de Child Focus
- fondé sur la Charte qui a été signée le 24 mai 1997 à Genval
- approuvĂ© par le Conseil dâAdministration de Child Focus
Child Focus
- l'attention est focalisée sur l'enfant
- réfÚre aux photos comme un des moyens de retrouver les enfants
- nom unilingue, Ă consonance internationale
- facile Ă retenir
- facilite la communication
fondation de droit belge
- fondée selon la législation belge
- organisme privé et indépendant
- reconnue d'utilité publique (AR du 10 juillet 1997)
d'utilité publique
- née de la volonté des citoyens
- Ćuvre dans l'intĂ©rĂȘt de toute la communautĂ© Ă des fins philanthropiques
et pédagogiques
- subsidiée en partie par les autorités
indépendance
- vis-à -vis des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires
- vis-Ă -vis des pressions politiques et sociales
- vis-Ă -vis des intĂ©rĂȘts commerciaux
dans l'intĂ©rĂȘt des enfants
- tous les enfants, sans discrimination aucune
(art. 2 de la Convention des droits de l'enfant)
- lors d'un conflit entre l'intĂ©rĂȘt des parents/adultes et celui des enfants,
Child Focus privilégie celui des enfants
sur le plan international
- la disparition, l'enlĂšvement et l'exploitation sexuelle des enfants
ne connaissent pas de frontiĂšres
- Child Focus est le moteur de la création et du développement
d'un réseau opérationnel d'organisations similaires à lui
- Child Focus contribue Ă la centralisation ainsi qu'Ă l'analyse
des informations et connaissances concernant ces phénomÚnes
disparition, enlĂšvement
- enfants qui ont quitté le domicile ou l'institution (fugues)
- enfants enlevés par l'un des parents vers l'étranger (enlÚvement parental)
- enfants enlevés par un tiers
- enfants disparus de façon non définie
exploitation sexuelle
- traite, prostitution et pornographie enfantine
- rĂ©seaux sur lâInternet
- abus sexuel extra-familial non organisé (pédophilie individuelle)
enfants
- tous les mineurs d'Ăąge, jusqu'Ă 18 ans (art. 1 de la Convention
des droits de l'enfant), au moment de l'ouverture du dossier
- les majeurs disparus ùgés de 18 à 25 ans et domiciliés chez les personnes
qui ont exercé le droit parental pendant la minorité et/ou étant à leur charge
et ce, jusquâĂ ce quâil sâavĂšre quâils sont partis de leur propre volontĂ©
- les personnes majeures considérées comme mineurs prolongés
appuie et stimule l'enquĂȘte ainsi que les dĂ©marches judiciaires
- chaque cas est confié à un case manager
- développement d'actions pour susciter des témoignages:
mise à disposition du 110, numéro d'urgence permanent gratuit; production
et diffusion d'affiches; collaboration avec les mĂ©dias; site InternetâŠ.
- transmission d'informations et de témoignages aux instances officielles
- conseils de prévention dans des dossiers concrets
- mise à disposition d'un réseau opérationnel
- rĂŽle de groupe de pression
s'assure du suivi
- le case manager travaille en collaboration avec les magistrats,
les services de police et les services administratifs
- le case manager encadre les parents, les proches
- le case manager suit le dossier aussi longtemps que nécessaire
l'encadrement des victimes
- le case manager est responsable du bon encadrement
des victimes et fait, si nécessaire, appel aux services d'aide spécialisés
- le case manager facilite l'accĂšs aux instances judiciaires,
aux services de police et aux services administratifs
victimes
- enfant(s)
- parent(s)
- proche(s)
complémentaire
- Child Focus ne se substitue pas aux services compétents
acteurs officiels et privés
- Child Focus est le partenaire privilégié de la Cellule Personnes Disparues,
de la magistrature, des services de police, de l'Institut National de
Criminalistique et de Criminologie et des ministĂšres de la Justice et des
Affaires étrangÚres (protocole de collaboration)
- Child Focus collabore avec des organisations nationales et internationales
actives dans les mĂȘmes domaines
acquiert une expertise
- sur base de ses propres activités
- en centralisant et en analysant des informations et connaissances
concernant les phénomÚnes de disparition, d'enlÚvement
et d'exploitation sexuelle d'enfants
stimuler
et développer des initiatives
- sensibilisation de la population, des autorités, du législateur
- actions de prévention
- rĂŽle de groupe de pression
- actions propres et soutien aux initiatives de tiers
évalue en permanence, est attentif
- attitude autocritique et évaluation permanente
- rapporte et rend des comptes au Conseil d'Administration
- Child Focus est ouvert Ă toutes les propositions de collaboration
secret professionnel
- fixé légalement, statutairement et contractuellement
- applicable aux secrets confiés à Child Focus
- devoir de discrétion pour toute autre information
engagement personnel
- conviction et motivation
- conscience du devoir
- disponibilité
Le champ dâaction de Child Focus
Les activitĂ©s de Child Focus sâorientent dans trois directions : un soutien actif lors de disparitions, dâenlĂšvements et dâexploitation sexuelle dâenfants, lâĂ©tude et le dĂ©veloppement, la communication et la logistique.Â
Quel est son mode de fonctionnement opĂ©rationnel ?Â
a)Â Â Â Â Â Â Â Â Â Intervention lors de disparitions, dâenlĂšvements et dâexploitation sexuelle dâenfantsÂ
Les interventions du Centre sâadaptent sans dĂ©lais aux cas auxquels il est confronté : campagne dâaffichage immĂ©diate pour une disparition inquiĂ©tante, recherche discrĂšte en cas de fugue, collaboration avec les administrations belges et/ou les Affaires Ă©trangĂšres en cas de rapt par un parent, âŠÂ
Chaque annĂ©e, Child Focus traite plus de 2500 cas dâenfants disparus ou sexuellement exploitĂ©s.Â
A ce stade, les call managers et les case managers jouent un rĂŽle capital.Â
Le rĂ©seau, la logistique et la communication jouent un rĂŽle de soutien.Â
Call Management
Qui ?     Un responsable, assistant social, un criminologue, cinq psychologues, une assistante en psychologie, un assistant social et une orthopédagogue.
1.         Les appelsÂ
Les call managers gĂšrent principalement les appels et demandes diverses qui entrent via la ligne dâurgence du Centre, le 110. Ils traitent Ă©galement les fugues moins inquiĂ©tantes durant les premiĂšres 48 heures, ainsi que les appels dâenfants victimes.Â
Ils ont donc une mission opĂ©rationnelle : traiter les appels et orienter les appelants vers la police ou un service compĂ©tent, ou transmettre lâappel vers les case managers en charge du dossier (en contact avec la justice). Les tĂ©moignages liĂ©s aux dossiers traitĂ©s et ceux oĂč il est fait mention dâune situation pouvant mettre un enfant en danger sont transmis au parquet.Â
Ils ont aussi une mission sociĂ©tale : les call managers gĂšrent les nombreux appels relatifs Ă la maltraitance sexuelle familiale et extrafamiliale, la maltraitance physique, la disparition de personnes majeures, le divorce, âŠÂ
2.         New Tech & Multimedia TeamÂ
Depuis 2002, une nouvelle Ă©quipe a Ă©tĂ© mise en place, qui est spĂ©cialisĂ©e dans les abus commis via les nouveaux media.Â
Qui ?     Un criminologue et une licenciĂ©e en sciences Ă©conomiques.Â
La pornographie enfantine sur InternetÂ
Child Focus lutte aussi contre la pornographie enfantine sur Internet. Avec le soutien de la Commission EuropĂ©enne, le Centre a ouvert en juin 2002 un point de contact national non policier: le site http://www.childfocus-net-alert.be/. Lâobjectif est de sensibiliser lâopinion publique Ă la problĂ©matique de la pĂ©dopornographie et de la stimuler Ă signaler tout matĂ©riel prĂ©sumĂ© ĂȘtre de type pĂ©dopornographique. Les signalants peuvent rester anonymes. Child Focus transmet les infos reçues aux autoritĂ©s spĂ©cialisĂ©es avec lesquelles il a un accord de collaboration.
Risques liĂ©s Ă lâInternet et au chatÂ
Les chatbox semblent ĂȘtre un terrain de chasse idĂ©al pour les pĂ©dophiles et les abus augmentent. A la demande de la justice, un site web, http://www.clicksafe.be/, a Ă©tĂ© créé fin 2002. Celui-ci est conçu pour informer enfants et adolescents, parents et enseignants.Â
Une nouvelle adresse e-mail, Cette adresse email est protĂ©gĂ©e contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , est aussi mise Ă la disposition du public pour demander des infos, de la documentation ou signaler des abus.Â
Case Management
Qui ?     Une responsable, juriste, une psychologue, un criminologue, une licenciée en sciences politiques et deux assistants sociaux
Les dossiers de disparition sont gérés par tous les cases managers qui ont un rÎle de garde.
 Le case manager a une double mission et ce, toujours dans lâintĂ©rĂȘt de lâenfant : assister parents et victimes et stimuler lâenquĂȘte et la justice. Câest lui qui accueille les parents et/ou les victimes et crĂ©e une relation de confiance. Il restera en contact permanent avec eux jusquâĂ la conclusion effective du dossier.Â
Le rĂŽle du case manager sâaxe dans plusieurs directions :Â
-            relais des parents et/ou victimes vers les services officiels existants dâaide aux victimes et les associations spĂ©cialisĂ©es, suivi des dossiers ;
-            mise au courant des intĂ©ressĂ©s de lâenquĂȘte et des dĂ©marches y affĂ©rentes, orientation des victimes vers les services dâaccueil auprĂšs des parquets ;
-            suivi des enquĂȘtes auprĂšs du service de police concernĂ© et du magistrat chargĂ© du dossier jusquâĂ son aboutissement (dans les limites du secret professionnel) ;
-            stimulation des autorités judiciaires et des services de police ;
-            transmission des informations au magistrat et au service de police concernĂ©s.Â
b) Le rĂ©seauÂ
1.         Les bĂ©nĂ©volesÂ
1300 bĂ©nĂ©voles appuient lâaction de Child Focus, principalement pour lâaffichage (affiches et vignettes). 30 coordinateurs (1 par arrondissement judiciaire, 2 pour Anvers et 3 pour Bruxelles) centralisent les actions, guidĂ©s par Child Focus qui veille Ă leur renouvellement, leur motivation, leur Ă©valuation et ainsi Ă amĂ©liorer lâefficacitĂ© des actions dâaffichage. 4 fois par an, Child Focus rĂ©unit les coordinateurs pour des Ă©changes et une mise au point.Â
Les bĂ©nĂ©voles tiennent aussi des stands lors dâĂ©vĂ©nements ponctuels, pour mieux faire connaĂźtre le Centre et rĂ©colter des fonds en vendant des articles Ă son effigie.Â
2.         Les partenaires structurĂ©sÂ
Un rĂ©seau structurĂ© de partenaires permet Ă Child Focus dâoeuvrer encore plus efficacement et de garder le contrĂŽle sur la durĂ©e de diffusion dâune affiche.Â
Les transports en commun (Stib, TEC et De Lijn) mettent leurs vĂ©hicules Ă la disposition de Child Focus endĂ©ans les 48 heures. Child Focus peut contacter tous les dĂ©lĂ©guĂ©s locaux en fonction des zones de recherche Ă couvrir. Affiches ou vignettes sont rĂ©parties sur tout le rĂ©seau.Â
La SNCB organise lâaffichage dans les gares et la distribution de vignettes endĂ©ans les 24 h.Â
Dâautres partenaires : Delhaize, Tondeur, Vedior Interim et les grossistes pharmaceutiques, Laboratoria Flandria et Febelco (affichage en Flandre) et Alpha RĂ©partition (affichage en Wallonie). Â
Depuis janvier 2003, Proximus a dĂ©veloppĂ© un site Wap offrant au grand public un nouveau mode de diffusion des informations relatives aux enfants disparus via le GSM.Â
c) Communication et logistiqueÂ
Dans le cadre des dossiers que le Centre traite, la presse rĂ©gionale et nationale, voire internationale, sont rĂ©guliĂšrement sollicitĂ©es, en accord avec les parents, le magistrat et le service de police, et uniquement dans lâintĂ©rĂȘt de lâenfant. Une rĂ©ciprocitĂ© sâest Ă©tablie au fil des annĂ©es. Â
Le 110, numĂ©ro dâurgence de Child Focus est toujours associĂ© aux avis courts de recherche lancĂ©s via les media. Â
Au niveau logistique, la production dâaffiches et de vignettes est organisĂ©e dĂšs que cela sâavĂšre nĂ©cessaire dans lâintĂ©rĂȘt de lâenfant. Un vĂ©hicule dâintervention, spĂ©cialement Ă©quipĂ© pour produire des affiches sur le lieu de la disparition, sera mis Ă contribution dans le cas de disparitions trĂšs inquiĂ©tantes.
Etude et développement
Ce dĂ©partement, opĂ©rationnel depuis octobre 2001, vise Ă changer la lĂ©gislation, les mentalitĂ©s et les comportement dans la lutte contre lâexploitation sexuelle et la disparition dâenfants. Et Ă exercer une pression permanente sur lâopinion publique et les responsables politiques par le biais de la prĂ©vention et de la sensibilisation.Â
1. Ătudes propresÂ
Une Ă©tude a Ă©tĂ© publiĂ©e par Child Focus sur la disparition de mineurs non accompagnĂ©s et de mineurs victimes de la traite des ĂȘtres humains.Â
Les dossiers de disparition de ces jeunes arrivent au Centre par le biais des services des Affaires IntĂ©rieures, du parquet ou de la police. Il sâagit de jeunes qui ont quittĂ© leur pays dâorigine dans lâespoir dâune vie meilleure, soit en Belgique, soit ailleurs. Du fait quâils sont souvent laissĂ©s Ă leur sort et ne possĂšdent ni papiers ni argent, ils sont particuliĂšrement vulnĂ©rables et peuvent disparaĂźtre dans des rĂ©seaux oĂč ils sont exploitĂ©s sexuellement ou Ă©conomiquement et oĂč les abus et la violence sont plus souvent la rĂšgle que lâexception.Â
Les moyens classiques de recherche sont insuffisants pour retrouver ces enfants. Câest pourquoi Child Focus a consacrĂ© une Ă©tude Ă ce phĂ©nomĂšne et a proposĂ© une sĂ©rie de solutions structurelles pour empĂȘcher la disparition de mineurs non accompagnĂ©s et pour retrouver plus rapidement leur trace.Â
Child Focus organisera en 2003, avec la Fondation Roi Baudouin, une sĂ©rie de tables rondes Ă ce sujet.Â
2. Collaboration avec les universitĂ©s et les autoritĂ©sÂ
Child Focus a aussi initiĂ©, avec la Fondation Roi Baudouin, une Ă©tude sur les causes et consĂ©quences du comportement de fugue chez les enfants, en confiant Ă lâasbl Majong (KUL) et Ă lâUniversitĂ© de LiĂšge une analyse du profil du fugueur. Les recommandations de Child Focus permettront de lancer une politique de prĂ©vention.Â
Dans le mĂȘme ordre dâidĂ©e, sur base de ses dossiers et de dossiers judiciaires, Child Focus a confiĂ© Ă lâUniversitĂ© de Gand une Ă©tude du profil sociologique du pĂ©dosexuel. Le ministre Johan Vande Lanotte a aussi chargĂ© Child Focus dâĂ©tablir une cartographie fiable du profil et de la trajectoire de tous les mineurs non accompagnĂ©s demandeurs dâasile, et dâĂ©mettre des recommandations pratiques et politiques.Â
3.         Projets internationauxÂ
Child Focus et lâUniversitĂ© de Gand se sont aussi vus confier par la Commission EuropĂ©enne un projet-STOP visant :Â
-            le volume actuel dâenfants disparus et sexuellement exploitĂ©s,
-            lâexistence, le rĂŽle et les structures des organisations sociales dans les 15 pays membres qui sâimpliquent de façon active dans le domaine de la disparition ou de lâexploitation sexuelle dâenfants,
-            les questions lĂ©gales suscitĂ©s par lâimplication de telles organisations : les autoritĂ©s compĂ©tentes qui transmettent des informations confidentielles aux organisations, lâimpact de leur implication sur les procĂ©dures juridiques, pĂ©nales et policiĂšres, et la protection de ces donnĂ©es.Â
Ce projet est menĂ© en collaboration avec des experts des 15 pays membres de lâUE, des organisations non gouvernementales et dâautres organisations de terrain. Les rĂ©sultats, qui sont attendus dans le courant de novembre 2003, aideront le Conseil Ă dĂ©terminer quelles mesures doivent ĂȘtre prises en matiĂšre de prĂ©vention et de lutte au niveau de lâUnion EuropĂ©enne.Â
En 2000 et en 2001, Child Focus a de plus participĂ© avec six autres ONG dâItalie, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne, de Roumanie et du Royaume-Uni, Ă un projet DAPHNE de la Commission EuropĂ©enne. Lâobjectif de ce programme Ă©tait dâeffectuer une Ă©tude comparative visant Ă avoir une vue transfrontaliĂšre des mĂ©thodes de travail de la police et de la justice. Un inventaire par pays des principales organisations susceptibles dâintervenir lors de disparition et/ou dâexploitation sexuelle dâenfants a Ă©galement Ă©tĂ© dressĂ©.Â
En 2003, une suite Ă cette Ă©tude (DAPHNE II) est prĂ©vue. Pendant une annĂ©e, les rĂ©sultats de la premiĂšre Ă©tude seront actualisĂ©s, mais en outre, de nouveaux pays seront repris dans lâinventaire. Il sâagit plus prĂ©cisĂ©ment de la TchĂ©quie, du Danemark, de la France, de lâAllemagne, de la GrĂšce et du Portugal.Â
Cet inventaire contribuera Ă rendre plus efficace lâapproche transfrontaliĂšre de la problĂ©matique.Â
La dimension internationale de Child Focus
Child Focus agit aussi au niveau international : il a Ă©tĂ© Ă la base dâun regroupement, Ă lâĂ©chelle europĂ©enne, de diffĂ©rentes ONG actives dans la lutte contre la disparition et lâexploitation sexuelle des enfants. La FĂ©dĂ©ration EuropĂ©enne pour Enfants Disparus et Sexuellement ExploitĂ©s, créée en juin 2000, a Ă©tĂ© lancĂ©e officiellement le 4 mai 2001 au Parlement EuropĂ©en. 19 ONG (y compris Child Focus) y reprĂ©sentent 15 pays.Â
Lâobjectif de la FĂ©dĂ©ration est de crĂ©er une organisation opĂ©rationnelle dans chaque pays du continent europĂ©en.Â
Child Focus est Ă©galement actif au sein de lâICMEC (International Centre for Missing and Exploited Children), créé en 1999 Ă Whashington. LâICMEC sâest donnĂ© pour mission de susciter une rĂ©ponse globale aux problĂšmes de lâenlĂšvement et lâexploitation sexuelle des enfants. Le Centre est son porte-parole sur le continent europĂ©en, tant envers les ONG quâenvers les institutions europĂ©ennes.




