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Journal International De Victimologie - International Journal Of Victimology

Dimanche
27 Juillet 2008
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Home JIDV03 Vers une amélioration de la prise en charge des enfants victimes d’infractions pénales

Vers une amélioration de la prise en charge des enfants victimes d’infractions pénales

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ÉDITORIAL  

Auteur

Psychologue chargée de mission à l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes Et de Médiation), Chargée de cours à l’université de Paris 5

 

Mots-clés

Enfant ; pénal ; justice ; infraction ; droit ; jeunes

 

L

es droits de l’enfant victime ont considérablement évolué ces dernières années notamment depuis les lois de 1998 et de juin 2000 en France. Ces lois favorisent les révélations d’abus sexuels et de maltraitances. Ainsi, ces révélations sont de plus en plus précoces, ce qui facilite leur prise en charge.

            De même, il nous semble important de rappeler que les psychothérapies d’enfants victimes sont spécifiques et qu’elles requièrent une spécialisation des thérapeutes. Ces spécificités tiennent :

-         à la technique : technique plus active, positionnement du thérapeute en tant qu’expert,…

-         au matériel : poupées sexuées, pâtes à modeler, boîte à cauchemars, contes, …

-         Les études récentes (Lionel Bailly,…) montrent que les facteurs connus habituellement comme facteurs de risque (âge, sexe, CSP,…) n’ont aucune incidence sur le trauma mais que le seul facteur important semble être la capacité des parents à soutenir l’enfant, soit en le protégeant directement du trauma, soit en l’étayant et en l’aidant à l’élaborer. Aussi est-il nécessaire de prendre en charge les parents (soutien psychologique), d’autant plus si l’enfant est jeune.

La procédure judiciaire pénale n’a pas été pensée pour l’enfant. Les études de cette dernière décennie se sont centrées sur l’audition de l’enfant et la nécessité d’éviter leur multiplication. Il est important, aujourd’hui, de travailler sur la préparation de l’enfant au procès (présence ou non, totale ou partielle, le témoignage,…).

Il est également souhaitable que l’on considère les effets du verdict, le sens de la peine prononcée et que l’on travaille le procès comme point de suture du processus traumatique. Pour conclure, nous insisterons sur le fait que juristes et psychologues doivent collaborer dans toutes les prises en charge de victimes d’infractions pénales et plus particulièrement encore les enfants victimes.

 

Agenda

 

CONGRES AIVI 2008 : Soigner les victimes d'inceste

 8 octobre 2008 

 

Peut-on échapper à la victimisation ?

 6 novembre 2008

 

Terror and its aftermath

  November 13th-15th 2008

 

Meurtre d'enfants, enfant meurtrier. Approches pluridisciplinaires

27-29 novembre 2008

 

Contrainte, crise, changement (Suisse)

 2-6 février 2009...