ÉDITORAL
Auteur
Fondateur et Rédacteur en chef du Journal International De Victimologie (jidv.com)
Force est de constater que les différentes disciplines qui travaillent à aider les victimes se parlent peu, voire pas. De plus, au sein d'une même discipline, il n'est pas aisé de rencontrer un collègue pour un échange de pratiques. De même, il est difficile de trouver un langage commun entre les différentes professions travaillant dans l'aide aux victimes (juristes et psychologues par exemple). Comment aider les victimes à remettre du langage là où le trauma a placé de l'indicible quand nous manquons nous-même d'occasions pour communiquer entre nous ? La victimologie, et par ainsi l'aide aux victimes, ne doit-elle pas être un lieu de rencontre entre différentes disciplines, écoles de pensée, tant au plan national qu'international, afin que nous puissions aider les victimes du mieux que nous le pouvons ?
C'est dans une optique de communication que le JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE (JIDV) a été crée. Le JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE (JIDV) est une revue internationale trimestrielle de victimologie. Elle sera le lieu de présentation de pratiques établies de par le monde. Il sera également le lieu de réunion et d'échange de victimologues de différentes nationalités, écoles et disciplines autour de thèmes précis, de présentation d'expérience de professionnels de l'aide aux victimes ainsi que des institutions recevant des victimes. Le but de cette revue est de présenter les travaux des victimologues, de les faire se rencontrer, échanger, de les informer sur les pratiques en cours et les pratiques de demain. Partager nos savoirs et nos réflexions ne peut être que bénéfique pour l'aide aux victimes.
Mots-clés
Revue - Victimologie - International - Pluridisciplinarité - Internet
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e projet du JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE (JIDV) est né en Juillet 2001 à la suite d’une réflexion sur l’isolement des psychologues et des juristes travaillant dans le secteur de l’aide aux victimes et du manque de communication et d’échange de pratiques entre les différents chercheurs et professionnels travaillant dans le domaine de la victimologie.
Force était de constater que les différentes disciplines qui travaillent à aider les victimes se parlaient peu, voire pas. De plus,au sein d’une même discipline, il n’était pas aisé de rencontrer un collègue pour un échange de pratiques. Par exemple, un psychologue travaillant dans le soutien psychologique des sapeurs-pompiers et un autre psychologue travaillant dans une association d’aide aux victimes avaient peu de chances de se rencontrer, bien que traitant le traumatisme psychique tous deux. De même, il est difficile de trouver un langage commun entre les différentes professions travaillant dans l’aide aux victimes (juristes et psychologues par exemple). Comment aider les victimes à remettre du langage là où le trauma a placé de l’indicible quand nous manquons nous-même d’occasions pour communiquer entre nous ? Comment aider aux mieux les victimes sans que nous échangions et nous élaborions ensemble ? La victimologie, et par ainsi l’aide aux victimes, ne doit-elle pas être un lieu de rencontre entre différentes disciplines, écoles de pensée, tant au plan national qu’international, afin que nous puissions aider les victimes du mieux que nous le pouvons ?
La victimologie est enseignée aujourd’hui dans de trop rares diplômes et les possibilités de communiquer et de se rencontrer entre « victimologues » ne peuvent se réduire à quelques colloques par an et de trop rares revues ou articles dans des revues non-spécialisées. De même, un échange de pratiques ne peut se réduire à ce qui se fait dans un pays donné. Les victimes existent malheureusement dans tous les pays et nous sommes donc tous animé par le même désir : aider aux mieux celles-ci. Echanger entre victimologues de différentes nations nous permettra d’importer et d’exporter les meilleures pratiques dans l’aide aux victimes, nous faisant gagner par ainsi une avance considérable dans l’aide aux victimes. Ignorer le travail d’aide aux victimes qui s’effectue dans le monde serait inévitablement au détriment des victimes. C’est pour ces raisons que nous devons multiplier les occasions d’échanger nos pratiques.
Le but de cette revue est de présenter les travaux des victimologues, de les faire se rencontrer, échanger, de les informer (formations,…) sur les pratiques en cours et les pratiques de demain. Par exemple : Une bonne pratique en France peut aider les victimologues américains (Cellule d’Urgence Médico-Psychologiques françaises par rapport aux attentats du World Trade Center à New York le 11 septembre 2001). Partager nos savoirs et nos réflexions ne peut être que bénéfique pour l’aide aux victimes.
Le JIDV s’adresse à toutes les personnes oeuvrant pour le bien des victimes de tout pays, disciplines (criminologues, psychologues, juristes, sociologues, médecins,…) et écoles de pensées.
Le site Internet du JIDV a pour vocation principale d’être le support gratuit et universel du JIDV. Ce site Internet proposera les numĂ©ros du JIDV dans leur intĂ©gralitĂ© et en toute gratuitĂ©. Le but de ce site Internet est de proposer la lecture des recherches et rĂ©flexions victimologiques internationales ainsi que d’être un moyen supplĂ©mentaire de rapprochement entre les professionnels de l’aide aux victimes et n’a donc aucun but lucratif.   Â
Le site Internet proposera en supplément de la consultation intégrale de la version électronique du JIDV en cours, d’autres possibilités. Aussi, les victimologues pourront consulter l’intégralité des archives des anciens numéros, mais également la base de données où seront disponibles les résumés (voire articles entiers) des auteurs victimologues ayant écrit des articles dans d’autres revues que le JIDV ainsi que des liens vers de nombreux articles de victimologie disposées dans d’autres sites de victimologie, le but n’étant pas de faire de ce site un site fermé mais un site Internet ouvert. Nous espérons ainsi apporter une aide précieuse en terme bibliographique aux victimologues intéressés par des thèmes précis ainsi qu’une occasion pour ces derniers d’entrer en contact avec les différents spécialistes des domaines concernés.
Enfin, le site Internet du JIDV se propose de devenir un lieu de rencontres et de débats. En effet, le site Internet ne doit pas se contenter d’être un support aisément accessible mais doit également devenir un lieu d’échange. Par exemple, chaque lecteur consultant un article du JIDV sur le site Internet aura la possibilité d’envoyer une réaction à cet article. L’auteur pourra également répondre à d’éventuelles questions des lecteurs. Ce site pourra donc être un espace de rencontres entre les victimologues soucieux d’améliorer leurs pratiques. Dans le même esprit, des « forums » de discussion auront lieux autour de thèmes précis où les victimologues pourront se rencontrer et échanger leurs pratiques, leurs idées et débattront de thèmes divers.
L’Internet peut être un outil unificateur rompant la distance entre les victimologues. Le support Internet permettra au JIDV d’être consulté aisément, partout dans le monde et, bientôt, en plusieurs langues. L’opportunité qui est faite de répondre aux articles publiés dans le JIDV permettra aux différents victimologues d’échanger leurs points de vue.
Bien qu’étant à peine publié, le JIDV est déjà aujourd’hui un espace où l’on se rencontre. En effet, de nombreux victimologues francophones et anglophones nous font appel pour des thèmes précis dans le but de se mettre en relation avec des spécialistes étrangers. Dans la même optique, le JIDV connaît de nouveaux correspondants de par le monde chaque semaine. Le JIDV compte aujourd’hui environ 70 correspondants se situant aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, en Belgique,…
Espérons que cette expérience réussisse et que le Journal International de Victimologie devienne un des espaces permettant aux victimologues de se rencontrer, de partager leurs expériences, savoirs et pratiques. Créer des espaces de rencontres et d’élaboration ne peut être que bénéfique pour l’aide aux victimes.




