Auteure
Directrice de S.O.S. ATTENTATS
Résumé
        S.O.S. Attentats, association loi 1901, a Ă©tĂ© créée le 24 janvier 1986 par Françoise Rudetzki, elle-mĂŞme victime d'un attentat en 1983 et aujourd'hui DĂ©lĂ©guĂ©e GĂ©nĂ©rale de l'Association. S.O.S. Attentats regroupe près de 2000 victimes du terrorisme ainsi que les familles des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es.Â
       S.O.S. Attentats a deux principaux objectifs : la protection des droits des victimes dont l'association est le porte-parole auprès des pouvoirs publics français, europĂ©ens et internationaux (1), et la lutte contre le terrorisme dans le plein respect des droits attachĂ©s Ă la personne humaine (2).          Â
       Pour en savoir plus sur les activitĂ©s de S.O.S. Attentats, consultez le site Internet de l'Association : http://www.sos-attentats.org/ Â
       Pour recevoir la brochure d'information de S.O.S. Attentats et connaître toutes les démarches à effectuer, en faire la demande par mail à : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par courrier à : S.O.S. Attentats, Hôtel National des Invalides, 75007 Paris.
Mots-clés
S.O.S. Attentats ; intervention ; victimologie ; protection
Présentation des activités de S.O.S. Attentats
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.O.S. Attentats, association loi 1901, a Ă©tĂ© créée le 24 janvier 1986 par Françoise Rudetzki, elle-mĂŞme victime d'un attentat en 1983 et aujourd'hui DĂ©lĂ©guĂ©e GĂ©nĂ©rale de l'Association. S.O.S. Attentats regroupe près de 2000 victimes du terrorisme ainsi que les familles des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es.Â
S.O.S. Attentats a deux principaux objectifs : la protection des droits des victimes dont l'association est le porte-parole auprès des pouvoirs publics français, européens et internationaux (1), et la lutte contre le terrorisme dans le plein respect des droits attachés à la personne humaine (2).
1. Protection des droits et accompagnement des victimes du terrorisme
A la crĂ©ation de S.O.S. Attentats, les victimes du terrorisme n'avaient aucun droit spĂ©cifique, ni dans le domaine de l'indemnisation, ni dans celui de la reconnaissance de certaines affections mĂ©dicales spĂ©cifiques. S.O.S. Attentats a travaillĂ© pour qu'un statut particulier leur soit reconnu et accordĂ©. Il en est rĂ©sultĂ© des avancĂ©es substantielles.Â
De manière gĂ©nĂ©rale, S.O.S. Attentats a impulsĂ© l'adoption, en France, d'une lĂ©gislation anti terroriste et protectrice des victimes, performante. Â
Sur le plan de l'indemnisation, S.O.S. Attentats a obtenu, dès 1986, la crĂ©ation du Fonds de Garantie des victimes d’actes de terrorisme. (loi du 9 septembre 1986)Â
La compĂ©tence de cet organisme a Ă©tĂ© Ă©tendue, Ă titre rĂ©troactif, pour les victimes d'attentats commis depuis le 1er janvier 1985, et Ă©largie Ă d'autres victimes d'infractions pĂ©nales par la loi du 6 juillet 1990.Â
Le Fonds de Garantie est un organisme public autonome qui dĂ©finit les règles d'indemnisation. Il est dirigĂ© par un Conseil d'administration composé d'un prĂ©sident, de quatre reprĂ©sentants des ministères des Finances, de la Justice, des Affaires sociales et de l'IntĂ©rieur, de trois personnes ayant manifestĂ© leur intĂ©rĂŞt pour les victimes et d’un professionnel des assurances. S.O.S.ATTENTATS siège Ă ce Conseil d'administration et y reprĂ©sente les victimes depuis l’origine.Â
Le financement du Fonds est assurĂ© par une contribution de solidaritĂ© nationale prĂ©levĂ©e sur les contrats d'assurances de biens (multirisque habitation, entreprise et automobile). La contribution est fixĂ©e pour 2003 Ă 3 Euros par contrat.Â
Le Fonds de Garantie indemnise intĂ©gralement tous les prĂ©judices subis par les victimes, y compris le prĂ©judice psychologique et personnel. Cette indemnisation est tout Ă fait indĂ©pendante de la procĂ©dure pĂ©nale puisque les victimes conservent, dans tous les cas, leurs droits au plan pĂ©nal et peuvent donc porter plainte contre les auteurs d'actes de terrorisme.Â
Le Fonds indemnise toutes les victimes ou leurs ayants droit, quelle que soit leur nationalitĂ© ou la rĂ©gularitĂ© de leur sĂ©jour en France, lorsque l’acte de terrorisme est commis en France.Â
Pour les actes commis Ă l'Ă©tranger, ne sont indemnisĂ©s que les victimes ou les ayants droit de nationalitĂ© française ou encore possĂ©dant la double nationalitĂ©.Â
Le Fonds de Garantie indemnise Ă©galement les otages libĂ©rĂ©s et des provisions sont versĂ©es aux familles des otages dĂ©tenus.Â
Dès la survenance d'un acte de terrorisme commis en France, le Fonds de Garantie est informĂ© de l'identitĂ© des victimes par le Procureur de la RĂ©publique.Â
Pour les actes de terrorisme commis Ă l’étranger, le Fonds de Garantie est informĂ© de l’identitĂ© des victimes par le ministère des Affaires Ă©trangères. Â
Le Fonds de Garantie doit, dans un dĂ©lai d'un mois Ă compter de la demande formulĂ©e par les victimes, verser une provision qui peut ĂŞtre renouvelĂ©e en fonction de la situation mĂ©dicale.Â
Les victimes disposent d'un dĂ©lai de 10 ans pour saisir le Fonds de Garantie. Â
Le Fonds de Garantie est subrogĂ©, au plan civil, dans les droits des victimes. Cela signifie que les victimes n'ont qu'un seul interlocuteur ce qui permet une indemnisation plus rapide.Â
Le Fonds de Garantie gère directement les dossiers dans le cadre d’une procĂ©dure amiable. La proposition intervient dans les 3 mois suivant la prĂ©sentation, par la victime ou ses ayants droit, de la justification des prĂ©judices subis. En cas de dĂ©saccord, la victime peut saisir le juge civil, avec possibilitĂ© d'appel. Le règlement peut ĂŞtre effectuĂ© sous forme d'un capital, d'une rente ou d'une solution mixte.Â
S.O.S. Attentats aide les victimes Ă constituer leur dossier et les dĂ©fend au sein du Conseil d'administration du Fonds de Garantie.Â
Parallèlement, les victimes se sont vues reconnaĂ®tre en 1990, le statut de victime civile de guerre. (loi du 23 janvier 1990). Cette loi est d'application rĂ©troactive aux attentats commis depuis le 1er janvier 1982.Â
S.O.S. Attentats a obtenu que les victimes du terrorisme soient assimilĂ©es Ă des victimes civiles de guerre. Cet acquis lĂ©gislatif concrĂ©tise le fait que le terrorisme est assimilĂ© Ă une "guerre en temps de paix". Au-delĂ de cette reconnaissance morale, les victimes d'actes de terrorisme bĂ©nĂ©ficient des droits et avantages accordĂ©s aux victimes civiles de guerre par le code des pensions militaires d'invaliditĂ© et des victimes de la guerre et bĂ©nĂ©ficient d’avantages sociaux spĂ©cifiques.Â
La mĂŞme annĂ©e, la loi de finances rectificative pour 1990 a autorisĂ© l’exonĂ©ration des droits de succession en cas de dĂ©cès dĂ» Ă un acte de terrorisme.Â
Sur le plan mĂ©dical enfin, S.O.S. Attentats a bataillĂ© pour obtenir la mise en place d'un dispositif de soutien psychologique pertinent Ă l'Ă©gard des victimes du terrorisme. Pour ce faire, S.O.S. ATTENTATS a initiĂ© et permis la rĂ©alisation d'Ă©tudes mĂ©dicales auprès des victimes.Â
L’étude Ă©pidĂ©miologique rĂ©alisĂ©e entre 1986 et 1987 par l'I.N.S.E.R.M. a permis de modifier les règles d'indemnisation, avec, notamment, la crĂ©ation du prĂ©judice spĂ©cifique des victimes d'acte de terrorisme.Â
S.O.S. Attentats a favorisĂ© l’instauration, en 1995, des cellules d'urgence mĂ©dico-psychologiques. Â
L’étude Ă©pidĂ©miologique sur les consĂ©quences sanitaires des attentats commis en France en 1995 et 1996, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sous la responsabilitĂ© d'un conseil scientifique international, et publiĂ©e en 2001.Â
Les résultats de ces deux études ont permis la réalisation d’un guide pratique à usage des professionnels, sur la prise en charge médico-sociale des victimes d'attentats, de catastrophes collectives et d'accidents collectifs. Ainsi, par exemple, l'étude réalisée en 2001 a été mise à la disposition de l'I.N.S.E.R.M. pour les victimes de l’explosion survenue le 21 septembre 2001, dans l’usine AZF de Toulouse.
Accompagnement des victimes
De manière gĂ©nĂ©rale, S.O.S. Attentats informe, oriente et accompagne toutes les victimes du terrorisme qui en font la demande. Elle les aide dans toutes leurs dĂ©marches sociales, administratives, mĂ©dicales et judiciaires en leur donnant des conseils, en mettant Ă leur disposition un rĂ©seau compĂ©tent de professionnels de la mĂ©decine et du droit. 90% des victimes françaises des attentats commis en 2002 et 2003 Ă Djerba, Karachi, Bali, sur le Limburg, Casablanca, en IsraĂ«l, ont fait appel Ă S.O.S. Attentats pour les aider car trop souvent encore elles se heurtent Ă des obstacles administratifs, dus Ă une mĂ©connaissance des droits des victimes du terrorisme des interlocuteurs institutionnels traditionnels.Â
L'association, présente aux côtés des victimes, organise des rencontres et des groupes de parole. Elle fournit des conseils relatifs aux procédures d'expertises médicales en favorisant notamment une prise en charge immédiate et à long terme, globale et pluridisciplinaire des victimes et de leurs familles.
La lutte contre l’oubli
S.O.S. ATTENTATS est Ă l’origine du premier mĂ©morial dĂ©diĂ© Ă toutes les victimes du terrorisme, inaugurĂ© par le PrĂ©sident de la RĂ©publique, le 3 dĂ©cembre 1998. Cette Ĺ“uvre intitulĂ©e "Parole portĂ©e Ă la mĂ©moire des victimes du terrorisme" est une sculpture fontaine en bronze de Nicolas Alquin. Elle est Ă©rigĂ©e dans le Jardin de l’Intendant Ă l’HĂ´tel National des Invalides (Paris 7e)Â
Autour de ce monument, S.O.S. Attentats organise, chaque annĂ©e, des cĂ©rĂ©monies commĂ©moratives Ă la mĂ©moire de toutes les victimes du terrorisme.Â
Egalement pour lutter contre l'oubli, S.O.S. Attentats publie, sur son site Internet et dans son journal "Paroles de victimes", les témoignages, récits, poèmes en hommage aux victimes du terrorisme.
2. La lutte contre le terrorisme et contre l'impunité
Contre la peine de mort, contre toute discrimination fondĂ©e sur la race, la nationalitĂ©, la religion ou tout autre particularisme, S.O.S. Attentats prĂ´ne la lutte contre le terrorisme par la voie judiciaire et contre l'impunitĂ©.Â
A ce titre, S.O.S. Attentats a engagĂ© un travail en profondeur pour lutter et prĂ©venir le terrorisme, sur le plan interne pĂ©nal français et sur le plan international.Â
Sur le plan pĂ©nal français, S.O.S. Attentats a obtenu la possibilitĂ© de se constituer partie civile dans toutes les procĂ©dures relatives Ă des crimes de terrorisme (assassinat, tentatives et complicitĂ© d’assassinat et financement), mais aussi Ă celles relatives aux dĂ©lits d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (rĂ©seaux terroristes). Ce droit, exclusif Ă S.O.S. Attentats, a Ă©tĂ© instituĂ© par la loi du 6 juillet 1990 et est inscrit Ă l'article 2-9 du Code de procĂ©dure pĂ©nale.Â
Aujourd'hui, S.O.S. Attentats est partie civile dans plus de 100 procĂ©dures pĂ©nales engagĂ©es en France contre des auteurs d'actes de terrorisme.Â
Pour citer un exemple rĂ©cent, S.O.S. Attentats et les 212 victimes parties civiles qu'elle a accompagnĂ©es, ont obtenu la condamnation de deux des auteurs de trois attentats commis Ă Paris en 1995 (dĂ©cision Cour d'assises du 30 octobre 2002).Â
Sur le plan pĂ©nal, S.O.S. Attentats a obtenu que les dĂ©lais de prescription pour les infractions terroristes soient portĂ©s Ă 30 ans pour les crimes et Ă 20 ans pour les dĂ©lits (loi du 8 fĂ©vrier 1995, art. 706-25-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale).Â
De manière gĂ©nĂ©rale, S.O.S. Attentats est associĂ©e aux groupes d'Ă©tudes relatifs directement ou non, Ă la lutte contre le terrorisme. Ainsi, S.O.S. Attentats est la première association de victimes Ă siĂ©ger comme membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme.Â
Sur le plan international, S.O.S. Attentats entend porter la parole des victimes, dans l'objectif gĂ©nĂ©ral que les victimes ne soient plus oubliĂ©es, qu'aucune discrimination ne soit effectuĂ©e dans le traitement des victimes et qu'une vĂ©ritable justice pĂ©nale internationale soit compĂ©tente dans le domaine du terrorisme.Â
En effet, les victimes se heurtent encore trop souvent Ă l’absence d’ouverture d’informations judiciaires, Ă des grâces prĂ©sidentielles, Ă des amnisties, Ă des immunitĂ©s accordĂ©es Ă certains auteurs d’actes de terrorisme, Ă des non-lieux, Ă des affaires classĂ©es sans suite, Ă des instructions judiciaires qui n’aboutissent pas faute de coopĂ©ration judiciaire europĂ©enne et internationale, Ă des refus d’extradition au sein mĂŞme de l’Union europĂ©enne, Ă des expulsions et Ă des remises en libertĂ© permettant Ă des terroristes d’échapper Ă la justice. Souvent, seuls les complices sont jugĂ©s alors que les auteurs principaux ne sont pas poursuivis ou sont jugĂ©s par contumace. Â
Pourtant, S.O.S. Attentats demeure convaincue que la justice demeure, lorsque la prĂ©vention a Ă©chouĂ©, la seule rĂ©ponse digne des Etats dĂ©mocratiques. Le procès reste, en tout Ă©tat de cause, la dernière Ă©tape de la rĂ©paration que la sociĂ©tĂ© peut offrir Ă une victime, cette phase ultime qui peut permettre Ă celle-ci de surmonter son statut de victime et d’exercer un devoir de mĂ©moire envers ceux qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s.Â
Pour lutter contre cette impunitĂ©, l'association est prĂ©sente dans de très nombreuses procĂ©dures pĂ©nales liĂ©es au terrorisme. Â
Ainsi, elle travaille au plan europĂ©en afin d'obtenir une vĂ©ritable coopĂ©ration judiciaire europĂ©enne en vue d’une harmonisation des politiques de prĂ©vention, de rĂ©pression et de lutte contre le financement du terrorisme.Â
Les procĂ©dures d'extradition constituent des freins Ă la justice et favorisent l'impunitĂ© : c'est pourquoi S.O.S. Attentats plaide pour la mise en Ĺ“uvre rapide et effective du mandat d’arrĂŞt europĂ©en. Au-delĂ de ce nouvel instrument, S.O.S. Attentats estime qu'il serait nĂ©cessaire que l'extradition des terroristes soit automatique vers l'Etat sur le territoire duquel l'attentat a Ă©tĂ© commis. S.O.S. Attentats milite pour l'abolition des frontières judiciaires symbolisĂ©e par la crĂ©ation d'un Parquet europĂ©en qui pourrait diriger des enquĂŞtes transnationales, contrĂ´ler les actes de procĂ©dures et unifier les poursuites des auteurs d'actes de terrorisme.Â
Sur le plan international et dans le mĂŞme sens, S.O.S. Attentats travaille pour obtenir une harmonisation des systèmes d'indemnisation des dommages subis par toutes les victimes du terrorisme par un rapprochement des lĂ©gislations internes des Etats europĂ©ens.Â
S.O.S. Attentats souhaite que nul ne puisse Ă©chapper Ă la justice pour crime de terrorisme. Tous les responsables d'actes de terrorisme, les auteurs, les complices, les commanditaires y compris les dirigeants en exercice, doivent ĂŞtre poursuivis, jugĂ©s et condamnĂ©s.Â
Dans ce but, S.O.S. Attentats a organisĂ© le 5 fĂ©vrier 2002, Ă l'AssemblĂ©e nationale, un colloque sur le thème « Terrorisme et responsabilitĂ© pĂ©nale internationale ». A cette occasion, l'association a publier un Livre Noir rassemblant 32 contributions Ă©manant de personnalitĂ©s, d'universitaires et de chercheurs internationaux. Ce colloque a Ă©tĂ© inspirĂ© par un dossier exemplaire : le 19 septembre 1989, un attentat commis contre un DC 10 de la compagnie française UTA qui reliait Brazzaville Ă Paris a provoquĂ© la mort de 170 personnes, les familles des victimes regroupĂ©s au sein de S.O.S. Attentats se sont, depuis, battues, en vain, pour que justice leur soit rendue. La procĂ©dure s’est soldĂ©e par un procès par contumace Ă l'issue duquel six hauts fonctionnaires libyens ont Ă©tĂ© condamnĂ©s par la cour d’Assises de Paris Ă la rĂ©clusion criminelle Ă perpĂ©tuitĂ©. Cette dĂ©cision n'a jamais Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e. Pour que justice soit rendue Ă tous, S.O.S. Attentats a continuĂ© son combat en dĂ©posant plainte contre le colonel Kadhafi. Le Parquet de Paris, invoquant une coutume internationale, a empĂŞchĂ© l’instruction de cette plainte. La Cour de cassation, le 13 mars 2001, a estimĂ© que les Chefs d’Etat Ă©trangers en exercice bĂ©nĂ©ficiaient de l’immunitĂ©, mĂŞme pour crimes particulièrement graves, Ă l’exclusion des crimes contre l’humanitĂ©.Â
Dans l'objectif que justice soit rendue aux victimes et Ă titre d'exemple, S.O.S. Attentats a introduit un recours devant la Cour europĂ©enne des droits de l’homme pour dĂ©ni de justice. Parallèlement, l'association a permis Ă sept familles amĂ©ricaines dont les parents ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă bord du DC 10 de dĂ©poser plainte contre la Libye devant la Cour fĂ©dĂ©rale de Washington, en fournissant Ă leurs avocats l'intĂ©gralitĂ© du dossier d'instruction français.Â
Pour l’avenir et pour prévenir de tels crimes, ordonnés ou encouragés par des Chefs d’Etat et de Gouvernement, S.O.S. Attentats a pour ambition que les crimes de terrorisme entrent dans la compétence de la Cour pénale internationale, sans attendre la conférence de révision prévue en 2008.
Place de S.O.S. Attentats dans le système onusien
Dans cet objectif, S.O.S. Attentats est membre de la Coalition mondiale pour la Cour pĂ©nale internationale et travaille aujourd'hui Ă la publication prochaine d'un nouvel ouvrage collectif sur la question de la responsabilitĂ© pĂ©nale internationale face au terrorisme.Â
Pour mieux dĂ©fendre toutes les victimes du terrorisme, quelle que soit leur nationalitĂ©, quel que soit l'endroit oĂą le crime a Ă©tĂ© commis, S.O.S. Attentats dispose dĂ©sormais d'une place au sein de l'Organisation des Nations Unies.Â
L'association, d'abord agréée en dĂ©cembre 2002, auprès du dĂ©partement public d'information de l'ONU, a Ă©tĂ© acceptĂ©e comme ONG avec statut consultatif auprès du Conseil Ă©conomique et social de l'ONU (ECOSOC). Cette reconnaissance internationale va permettre Ă S.O.S. Attentats de travailler au plus près avec toutes les structures onusiennes chargĂ©es du dossier de la lutte contre le terrorisme, de sa prĂ©vention, et de la protection des victimes.Â
En Conclusion, face aux menaces actuelles, S.O.S. Attentats a pour ambition de parvenir Ă une vĂ©ritable reconnaissance des droits des victimes en prĂ´nant une indemnisation et une rĂ©paration identiques pour toutes d'une part et, parallelement, Ă la mise en place d'une rĂ©ponse judiciaire Ă©quitable et universelle, dans le plein respect des droits de la dĂ©fense, trop souvent ignorĂ©s aussi aujourd'hui.Â
La réparation totale des victimes du terrorisme exige que les auteurs de tels crimes, quelles que soient leur fonction et leur qualité, ne bénéficient d'aucune impunité et répondent de leurs crimes, comme chaque citoyen.




