JIDV 7 (Tome 2, numéro 3 - Juillet 2004)
Auteure
JANIN, A-C. [France]
Psychiatre
Résumé
Les états de stress post-traumatiques dans leur cours évolutif apparaissent insuffisamment diagnostiqués. Certes, le traumatisme est souvent repéré mais la prise en charge spécifique des répercussions de l’événement traumatique, sous l’angle de la victimologie, semble souvent faire défaut. Dans l’optique d’une variabilité clinique de ces syndromes, nous avons défini le concept d’« état de stress post-traumatique masqué » lorsque la symptomatologie dépressive prédomine. Nous en étudierons les intérêts cliniques, thérapeutiques et préventifs et leurs limites et soulignerons les domaines de recherche qui restent encore à développer en fonction de cette approche.
Mots-clés
Stress post ; traumatique ; dépression ; thérapeutique ; prévention
INTRODUCTION
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a plupart des auteurs s’accordent sur la définition de l’ESPT (état de stress post-traumatique) en phase aiguë, toutefois lorsque ce syndrome tend à se chroniciser apparaît toute la multiplicité de son expression qui ne fait guère l’objet d’un consensus. A propos des symptômes dépressifs qui peuvent apparaître à un moment ou à un autre dans l’ESPT, nous proposons le concept d’« état de stress post-traumatique masqué », sans remettre en cause les données psychopathologiques du concept d’origine et développons les aspects descriptifs et par conséquent nosographiques, ainsi que les intérêts cliniques, thérapeutiques et préventifs qui en découlent.
ELABORATION DU CONCEPT
Nous sommes partis de la constatation suivante, lorsque l'ESPT sort des descriptions classiques, se situant par conséquent dans un cadre transnosographique, le diagnostic d’ESPT peut faire défaut et nous pouvons être amenés à formuler des diagnostics très variés : troubles du comportement alimentaire ou addictif, dépression, troubles psychonévrotiques, troubles des conduites, personnalité limite, psychose.
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