Cet article porte sur l’utilisation du cadre conceptuel Processus de production du handicap (PPH) pour identifier les facteurs de vulnérabilité et de protection à la violence conjugale vécue par les femmes qui ont des limitations fonctionnelles.
JIDV 10 (Tome 3, numéro 3 - Avril 2005)
Auteures
Université de MontréalRésumé
Cet article porte sur l’utilisation du cadre conceptuel Processus de production du handicap (PPH) pour identifier les facteurs de vulnérabilité et de protection à la violence conjugale vécue par les femmes qui ont des limitations fonctionnelles. Le PPH a été conçu, entre autres, afin de permettre d’évaluer l’état physique d’une personne et ses aptitudes, d’identifier les divers paramètres de son environnement qui peuvent l’aider ou lui nuire dans son fonctionnement ainsi qu’apprécier son fonctionnement lui-même. Or, il s’avère que le PPH est un outil précieux pour analyser certaines questions relatives à la violence conjugale. Nous avons rencontré en entrevue des femmes ayant des limitations fonctionnelles qui ont subi de la violence conjugale. À l’aide du PPH, nous avons classifié les éléments qu’elles ont identifiés comme facteurs de vulnérabilité et de protection à la violence conjugale, et ce tant au plan personnel qu’environnemental. Cet exercice met en évidence certaines avenues de prévention et d’intervention. Il permet également de confirmer que le PPH peut s’avérer très pertinent pour comprendre certains aspects de la violence conjugale vécue par les femmes qui ont des limitations fonctionnelles, et aussi de celle subie par les femmes qui n’ont pas de limitations majeures au plan de leur fonctionnement.
Mots-clés
violence conjugale, femmes, limitations fonctionnelles, vulnérabilité, processus de production du handicap






