À travers le prisme de la théorie de l’intersectionnalité, cette communication explore les construits concurrentiels du phénomène de la violence conjugale tels qu’articulés par des intervenants des services policiers, des services sociaux et de santé et par des intervenants du système judiciaire oeuvrant dans le domaine à Montréal.
* Les données de cet article se basent sur la recherche Competing Conceptions of Conjugal Violence. Insights from an Intersectional Framework de Jacqueline Oxman-Martinez, Julia Krane et Nicole Corbin, avec la collaboration de Margot Loiselle-Léonard, Montréal, 2002.
JIDV 10 (Tome 3, numéro 3 - Avril 2005)
Auteures
(1) Ph.D., Université McGill(2)Ph.D., Université McGillRésumé
À travers le prisme de la théorie de l’intersectionnalité, cette communication explore les construits concurrentiels du phénomène de la violence conjugale tels qu’articulés par des intervenants des services policiers, des services sociaux et de santé et par des intervenants du système judiciaire oeuvrant dans le domaine à Montréal. Cette analyse est complétée par le discours des résidentes d’une maison d’hébergement à Montréal à ce sujet.
Mots-clés
Violence conjugale, ethnicité, intersectionnalité, point de vue des femmes victimes, point de vue des intervenants.
Introduction
L |
’objet de cet article est de susciter une réflexion critique dans un domaine qui est, malgré l’abondance de la littérature scientifique sur la violence conjugale, peu exploré : le domaine des construits sur la violence conjugale ou familiale exercée à l’endroit des femmes issues de minorités ethnoculturelles.
L’hypothèse avancée est que les multiples intersections de plusieurs variables, notamment le genre, l’ethnie, la « race », la religion, la langue, la classe, la position sociale et les inégalités, entraînent des discordances entre la pratique sociale, juridique et policière en vigueur au Québec et les besoins des femmes issues de minorités ethnoculturelles non occidentales.
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