Il est devenu tristement banal d’affirmer que les victimes, au sens large, sont les éternelles oubliées du système de justice pénale.
JIDV 11 (Tome 4, numéro 1 - Janvier 2006)
Auteur
Professeur de Sciences criminelles, Directeur du Master Criminologie et Droit des victimes, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Président de l’Association Paloise d’Aide aux Victimes Et de MédiationMots-clés
Système de justice pénale ; victimes ; aînés ; maltraités
I |
l est devenu tristement banal d’affirmer que les victimes, au sens large, sont les éternelles oubliées du système de justice pénale. Par l’attitude inhumaine que la société réserve aux personnes les plus vulnérables, les aîné(e)s victimisé(e)s voient, au surplus et aujourd’hui encore, les souffrances qu’ils endurent totalement niées par la société. Ce phénomène social, longtemps demeuré tabou, commence enfin à être débattu autour de la notion de mauvais traitements, dont la définition est extrêmement variable, sinon arbitraire, quand elle ne ménage pas, finalement, les auteurs de véritables violences criminelles abusivement « englobées » parmi les maltraitances au sens commode du terme.
A l’occasion de la publication d’un Rapport mondial sur la violence et la santé, l’Organisation Mondiale de la Santé a fait sienne la définition adoptée dans la Déclaration de Toronto (du 17 novembre 2002) par le Réseau International pour la prévention des maltraitances aux personnes âgées (INPEA) : « On entend par maltraitance des personnes âgées un acte isolé ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, qui se produit dans toute relation de confiance et cause un préjudice ou une détresse chez la personne âgée ».
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