Avant les années 1980, les victimes étaient assez peu considérées au Québec comme ailleurs.
*Paru dans les actes du colloque de THYMA de mai 2002 « Autour de l’œuvre de Micheline BARIL, l’aide aux victimes 20 ans après », sous la direction de Robert CARIO, Octobre 2002, Editions L’Harmattan.
JIDV 11 (Tome 4, numéro 1 - Janvier 2006)
Auteur
Psychologue clinicien, rédacteur en chef du Journal International de VictimologieMots-clés
Baril ; Victimologie
A |
vant les années 1980, les victimes étaient assez peu considérées au Québec comme ailleurs. En effet, bien loin était « l’âge d’or » des victimes que décrivait SHAFER en 1977 à propos du système pénal moyenâgeux. Celui-ci laissait une place primordiale à la victime dans la mise en cause de l’infraction aussi bien au plan civil qu’au plan pénal. Avec le système moderne de justice criminelle, la place de la victime s’est peu à peu effacée au profit de celle de l’auteur. En effet, les criminologues redécouvrent la victime dans les années 40, mais ce sont les comportements de celle-ci qui sont étudiés afin de mieux comprendre ce qui déclenche l’acte criminel et la souffrance que la victimation engendre. De même, l’aide aux victimes d’actes criminels dans les années 80 est rare et ne concerne que les femmes et les enfants et cette aide n’est offerte que dans une perspective sociale et non juridique.
Micheline BARIL est criminologue à l’Ecole de Criminologie de l’université de Montréal en 1976 au moment, où, elle collabore à un rapport interministériel sur l’image de la violence au Québec. Cette étude va l’amener à s’interroger sur la victime, son rapport au système judiciaire ainsi que les attitudes qui découlent de la victimation.
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