JIDV 12 (Tome 4, numéro 2 - Avril 2006)
Auteure
Criminologue, Institut belge pour la sécurité routière asbl (IBSR), Driver Improvement
Mots-clés
Accident ; routier ; automobile ; infraction ; victime ; prévention
Préambule
Formatrice et acteur de terrain, je vous présente au travers de cet article mon style d’approche, me référant principalement à la Criminologie et à la Psychosociologie. Il s’agit essentiellement d’un témoignage de terrain portant sur la sensibilisation de contrevenants routiers. Pour ce faire, j’illustrerai mon propos d’exemples qui ne constitueront que quelques bribes de ce que je réalise en formation. Il y aurait en effet, autant de séquences qu’il y a de thèmes à traiter !
Les différentes illustrations font référence, soit simultanément, soit successivement, à l’approche cognitivo-comportementale, à l’approche systémique, aux approches psycho-dynamiques, en passant par les concepts du processus de Communication Non Violente (CNV).
Ces systèmes de référence représentent les principales théories qui inspirent nos formations. Ils ne sont pas exhaustifs, puisque chaque formateur, dans son style, fera nécessairement référence à la spécificité de sa formation de base. Les approches de références sont imbriquées les unes dans les autres selon les séquences pédagogiques et les objectifs visés.
Introduction
Quotidiennement, nous sommes face au trafic de plus en plus intense. Nous même sommes susceptibles un jour d’être confronté à l’accident en tant qu’auteur ou peut-être en tant que victime du comportement des usagers de la route. En effet, même si on note que les usagers vulnérables (les piétons, les cyclistes, les cyclomotoristes et les motocyclistes) ont un risque de décès plus élevé[1], tout usager de la route est susceptible d’être victime de la route. Des enfants, des jeunes adultes et des adultes, à pieds, à vélo ou en véhicules, sont tués ou blessées sur nos routes. A ces victimes directes d’accidents, il faut ajouter leurs familles touchées par les conséquences de l’accident : des familles psychologiquement effondrées ou/et qui doivent assumer des responsabilités supplémentaires pour compenser l’absence ou prendre en charge le handicap de la victime.
Ces accidents ne sont pas une fatalité puisque des facteurs à l’origine sont clairement identifiés. Dès lors, les décès et les traumatismes dus aux accidents de la route sont prévisibles et évitables[2]. Le comportement humain doit être pointé du doigt puisqu’il est en cause dans plus de 96% de cas.
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