CHRONIQUE HUMANITAIRE
(sous la direction de T. Baubet, psychiatre)
JIDV 14 (Tome 5, numéro 2 - Janvier 2007)
Auteure
Psychologue clinicien, Action International Contre la Faim (AICF), Parishttp://www.actioncontrelafaim.orgMots-clés
Catastrophe, Sri Lanka ; transgénérationnelle ; tsunami ; victime ; traumatisme ; intervention
M |
onsieur F. est âgé de 48 ans. Dans la province de Batticaloa, au Sri Lanka, neuf mois après le tsunami de la fin de l'année 2004, le nombre de femmes enceintes et de naissances s’est trouvé augmenté de 20% par rapport à celui des années antérieures. Parmi cette population de femmes enceintes, 30% avaient perdu soit parents et/ou enfants et 17% avaient perdu un ou plusieurs enfants.
A la mort brutale d'un proche succède une période de deuil. Être enceinte juste après avoir perdu un enfant est une première réponse vitale et légitime face à cette tragédie. Mais justement, le deuil nécessite du temps... Quelle "responsabilité" pour cet enfant à venir que de réparer le deuil de ses parents!
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