JIDV 18 (Tome 6, numéro 3 - Avril 2008)
Auteur
Psychanalyste, psychologue, victimologue (Ph.D.) Unitwin (Unesco) Programme sur le violence en Israël Association France-Israël de victimologie de l’enfant et de sa famille, Yavne
Résumé
Dans cette étude, l’auteur montre qu’il y a une véritable « Loi du silence », qui s’impose tant chez les victimes que chez les agresseurs, lors de la transmission du traumatisme. Comme modèle de victimes, l’auteur a pris les « enfants cachés » (en France pendant la Shoah), afin de démontrer cette loi du silence, qui a entraîné le fait que pendant longtemps, ces victimes n’ont pas parlé à leurs enfants. Pour ce qui est des bourreaux, l’auteur parle des Allemands d’après guerre, et il montre que le silence s’est aussi installé de telle sorte que les enfants de la première génération n’ont pas su ce qui s’était vraiment passé pendant la deuxième guerre mondiale.
Enfin l’auteur a montré que ce silence a permis la perpétuation du comportement et de victimes et d’agresseurs. Néanmoins, dans les deux cas, ce sont les petits enfants, qui ont commencé à questionner leurs grands-parents, et ont permis de faire une tant soit peu la lumière sur ce qui s’était vraiment passé.
Mots-clés
Trauma ; Transgénérationnel ; Silence ; Enfants ; Shoah






