Journal International de Victimologie

articles scientifiques de victimologie et traumatisme psychique - ISSN 1925-721X

Lundi
28 Mai 2012
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Home Archives Par numéro JIDV 23 Reflections upon the Limits of a Concept: ‘victims’ and corporate crime

Reflections upon the Limits of a Concept: ‘victims’ and corporate crime

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Dans cet article, nous cherchons à comprendre si l’intérêt récent de la criminologie à l’endroit des victimes peut et doit être appliqué aux victimes de la criminalité des entreprises (corporate crime). En l’occurrence, l’article est divisé en quatre parties. Dans la première, nous ciblons la victimisation dans un contexte [d’économie] néolibéral[e] et nous nous intéressons à la manière dont ce contexte a redéfini les victimes de crimes, les entreprises et par ailleurs, les victimes des activités illégales de ces entreprises. Ensuite, nous présentons un ensemble de données et de faits probants concernant la victimisation en matière de crimes en col blanc, éléments qui mettent en évidence que des considérations telles que le genre, la race et le niveau socio-économique jouent un rôle dans le fait d’être ou non une victime, un constat qui souligne le lien existant entre, d’une part, la victimisation et, d’autre part, la vulnérabilité structurelle de certains groupes de la population. Dans une troisième partie, nous traitons d’enjeux similaires en portant une attention particulière à la nature des relations qui se déploient entre les victimes et les infracteurs dans un contexte de criminalité des entreprises (corporate crime), en outre, des aspects spécifiques ayant trait à la criminalité des sociétés commerciales y sont mis en exergue. Au final, ces réflexions nous permettent de mettre en lumière la nature des défis conceptuels qui attendent ceux qui étudient la question de la victimisation issue de la criminalité des entreprises, et nous soutenons que ces développements conceptuels pourraient également être généralisés à tout ce qui touche à la victimologie d’une manière globale.



JIDV 23 (Tome 8, numéro 2- 2010)

  

Auteurs 

Dr David Whyte, Reader in Sociology, School of Sociology and Social Policy, University of Liverpool 
 
Steve Tombs, Professor of Sociology, School of Social Science, John Moores University 
 

   


RÉSUMÉ


Dans cet article, nous cherchons à comprendre si l’intérêt récent dela criminologie à l’endroit des victimes peut et doit être appliqué auxvictimes de la criminalité des entreprises (corporate crime). En l’occurrence, l’article est divisé en quatre parties. Dans lapremière, nous ciblons la victimisation dans un contexte [d’économie]néolibéral[e] et nous nous intéressons à la manière dont ce contexte a redéfiniles victimes de crimes, les entreprises et par ailleurs, les victimes desactivités illégales de ces entreprises. Ensuite, nous présentons un ensemble dedonnées et de faits probants concernant la victimisation en matière de crimesen col blanc, éléments qui mettent en évidence que des considérations tellesque le genre, la race et le niveau socio-économique jouent un rôle dans le faitd’être ou non une victime, un constat qui souligne le lien existant entre,d’une part, la victimisation et, d’autre part, la vulnérabilité structurelle decertains groupes de la population. Dans une troisième partie, nous traitonsd’enjeux similaires en portant une attention particulière à la nature desrelations qui se déploient entre les victimes et les infracteurs dans uncontexte de criminalité des entreprises (corporate crime), en outre, des aspects spécifiques ayant trait à la criminalitédes sociétés commerciales y sont mis en exergue. Au final, ces réflexions nouspermettent de mettre en lumière la nature des défis conceptuels qui attendentceux qui étudient la question de la victimisation issue de la criminalité desentreprises, et nous soutenons que ces développements conceptuels pourraient égalementêtre généralisés à tout ce qui touche à la victimologie d’une manière globale.


ABSTRACT  

Victims of corporate crime are largely invisible in criminal justice policy agendas.  And academic research has historically lacked sustained analysis of corporate crime victimisation.  Yet we have a great deal of evidence which demonstrates that corporate crimes kill more people, maim more people and cause more financial loss than all other forms of ‘mainstream crime’, and shows how the victims of corporate crime are unevenly distributed across class-based, gendered and racialised lines. This article argues that in order to understand the process of victimisation in those contexts, a reconceptualisation of the relationship between victims and offenders, which challenges the dominant neo-liberal, individualised approach to victimhood, is necessary.  It concludes by highlighting the conceptual challenges that must be met in analysing corporate victimisation, challenges which also apply more generally to victimology.

 

MOTS-CLÉS

criminalité des entreprises; victimes; vulnerabilité structurelle

 

KEYWORDS 

corporate crime; corporate crime victimisation; crime of the powerful

 

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