Journal International de Victimologie

articles scientifiques de victimologie et traumatisme psychique - ISSN 1925-721X

Lundi
28 Mai 2012
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Home Archives Par numéro JIDV 23 Le jeu de la dénonciation et les victimes des crimes en col blanc

Le jeu de la dénonciation et les victimes des crimes en col blanc

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Le processus de la dénonciation (whistleblowing) n’échappe pas aux nombreux paradoxes qui caractérisent les crimes en col blanc. De nombreux obstacles à l’interne et à l’externe limitent la dénonciation des crimes qui se commettent au quotidien et à grande échelle au sein d’organisations politiques, économiques, juridiques, gouvernementales et sociales. En dépit d’un regain d’intérêt pour la surveillance sous toutes ses formes à l’échelle nationale et internationale, ce qui se passe au sein de l’organisation est marquée au sceau de l’opacité, souvent au détriment de nombreuses victimes. Aussi, la fécondité de s’intéresser au processus de la dénonciation, dans le cas des crimes en col blanc, réside en particulier dans la possibilité de comprendre et d’expliquer les motivations des dénonciateurs à l’aune des résultats escomptés pour les victimes potentielles ou réelles. En l’occurrence, en ciblant le jeu de la dénonciation (les acteurs en lice, les motivations qui les animent, les conséquences pour les dénonciateurs, les difficultés de se faire entendre…), il devrait être possible de mieux saisir la nature des conditions qui peuvent circonscrire le nombre des victimes résultant des conduites organisationnelles criminelles. 



JIDV 23 (Tome 8, numéro 2- 2010)

 

Auteur

Louise Fines, Criminologue, Ph.D. École de criminologie, Université de Montréal, professeur à temps partiel, Université d'Ottawa

  

RÉSUMÉ


Le processus de la dénonciation (whistleblowing) n’échappe pas aux nombreux paradoxes qui caractérisent les crimes en col blanc. De nombreux obstacles à l’interne et à l’externe limitent la dénonciation des crimes qui se commettent au quotidien et à grande échelle au sein d’organisations politiques, économiques, juridiques, gouvernementales et sociales. En dépit d’un regain d’intérêt pour la surveillance sous toutes ses formes à l’échelle nationale et internationale, ce qui se passe au sein de l’organisation est marquée au sceau de l’opacité, souvent au détriment de nombreuses victimes. Aussi, la fécondité de s’intéresser au processus de la dénonciation, dans le cas des crimes en col blanc, réside en particulier dans la possibilité de comprendre et d’expliquer les motivations des dénonciateurs à l’aune des résultats escomptés pour les victimes potentielles ou réelles. En l’occurrence, en ciblant le jeu de la dénonciation (les acteurs en lice, les motivations qui les animent, les conséquences pour les dénonciateurs, les difficultés de se faire entendre…), il devrait être possible de mieux saisir la nature des conditions qui peuvent circonscrire le nombre des victimes résultant des conduites organisationnelles criminelles. 

 

ABSTRACT

 

Like white-collar crime, the process of whistle blowing is full of paradoxes. Numerous barriers inside and outside the organisation interfere with the whistle-blowing process in relation to crimes that are perpetrated routinely inside political, economical, judicial, governmental and social organisations. In an effort to better understand the conditions under which many victims suffer corporate crime, this paper focuses on the whistle blowing process (the actors, the motives, the consequences for the whistleblowers, the barriers they have to overcome...).

 

 

MOTS-CLÉS

Crimes en col blanc, dénonciation, victimes, crimes économiques, organisation

 

KEYWORDS

 

White-collar crime ; whistleblowing ; vicims ; economic crime ; organisations

 

 

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