Nadia L'Espérance(1), Micheline Dubé(1), Marie Beaulieu(2), Marie-Marthe Cousineau(3) & Michel Alain(1)
JIDV 25 (Tome 9, numéro 1 - 2011)
1Département de Psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada 2Département de Service Social, secteur gérontologie, Université de Sherbrooke, Québec, Canada3École de Criminologie, Université de Montréal, Québec, CanadaAuteure de correspondance: Nadial’Espérance, 1121 rue Ste-Julie, Trois-Rivières, Québec, G9A 1Y5 - Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Résumé :Les aînés seraient le groupe le plus inquiet d’être victime de crimes alors qu’ils représentent le groupe le moins à risque. Nombre de facteurs peuvent expliquer cette inquiétude; le genre, le milieu de vie, les expériences de victimisation antérieure, la perception du risque n’en sont que quelques-uns. Toutefois, peu d’études se sont intéressées aux facteurs psychologiques permettant de prévoir la présence d’insécurités chez les aînés. L’objectif de cet article est d’explorer ce qui permet de prédire la présence d’insécurités liées à la victimisation criminelle chez cette tranche de la population en portant attention à l’effet de certaines caractéristiques psychologiques. Les 387 participants, âgés de 60 à 98 ans (M = 73,92) ont répondu à la version française du Worry about victimisation (WAV) et à différentes mesures pour évaluer leurs caractéristiques sociodémographiques, des variables relatives à leur environnement, incluant le taux de criminalité de leur quartier, des variables personnelles (santé, soutien social, victimisation antérieure), leur perception du risque d’être victime d’un crime et leur niveau d’anxiété. Les résultats de la régression logistique hiérarchique montrent que le trait anxieux et la perception du risque agissent comme facteur de prédiction lorsque les effets des autres variables sont contrôlés.
Mots clés : Aînés, insécurités, victimisation, peur du crime, anxiété, perception du risque
Abstract:The elderly would be the age group most worried about being a victim of crime, whereas they represent the group who is least at risk. A number of factors can explain these insecurities: gender, living environment, previous experiences of victimization and perceived risk, to name a few. However, few studies have demonstrated an interest in the psychological determinants capable of predicting the presence of these insecurities in aging individuals. Thus, the purpose of the present study is to explore what could lead to predict the presence of criminal victimization worries in this segment of the population by looking at the effect of certain psychological determinants. The 387 participants, from 60 to 98 years of age (M = 73,92), answered the French version of Worry About Victimisation (WAV) and to various measures to assess their sociodemographic characteristics, variables relative to their environment, including the crime rate in their district, personal variables (health, social support, previous victimization), their perception of the risk of being a victim of crime, as well as their anxiety. The results of the hierarchical logistic regression show that trait anxiety and the perception of risk act as a predictive factor, controlling for the effects of all other variables.Key words : Elderly, worries, victimization, Fear of crime, anxiety, risk perception
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