Brunet, A.1, BIRMES, P. 1, 2 , ZIEGENHORN, A.A., BUI, E.3, PRUESSNER, J.C.1, & MEANEY, M.J.1 [Canada/FRANCE]
JIDV 27 - (9, (3) - Winter 2011)1 Department of Psychiatry, McGill University & Douglas Mental Health University Institute [Canada]
2 Université Paul Sabatier, Toulouse [France]
3 Department of Psychiatry, Harvard Medical School [United States of America]
Abstract:This study investigated whether patients with chronic post-traumatic stress disorder (PTSD) have a distinct diurnal cortisol profile compared to other traumatized (i.e. trauma-exposed) individuals, and whether cortisol and severity of PTSD symptoms immediately after trauma exposure predict PTSD status. Sixty traumatized patients and 26 non-traumatized controls were followed prospectively for 6 months. Participants were evaluated clinically and a diurnal salivary cortisol profile (four awakening samples, one afternoon, and one bedtime sample) was established at five time points after the trauma. Participants were divided into four groups according to their diagnostic status 1 and 6 months post-trauma (non-traumatized controls, remitted PTSD, delayed PTSD, chronic PTSD) and their cortisol profiles and symptoms severity were compared. Repeated comparisons of awakening cortisol and diurnal amplitude revealed that awakening cortisol levels were lower in chronic PTSD patients than in any other group. PTSD symptoms severity and awakening cortisol levels were positively correlated 1 month post-trauma. The ratio of peritraumatic distress to diurnal cortisol amplitude immediately post-trauma was a useful measure to identify subjects who later developed chronic PTSD. Patients who developed chronic PTSD had a distinct awakening cortisol profile compared to other traumatized and non-traumatized subjects. Studies comparing cortisol levels in healthy controls and PTSD cohorts composed of both chronic cases and acute cases, and/or lifetime PTSD might give misleading results. The disparity between perceived stress and an appropriate cortisol stress response might predispose traumatized subjects to chronic PTSD.
Key Words: Peritraumatic Dissociation, Chronic PTSD, Cortisol, Longitudinal Study
Résumé :Cette étude avait pour but d’examiner si les personnes souffrantes d’un état de stress post-traumatique (ÉSPT) chronique ont un profil de cortisol diurne distinct des autres individus traumatisés (c.-à-d. ayant été exposés à un traumatisme), et si les niveaux de cortisol ainsi que la sévérité des symptômes d’ÉSPT immédiatement après l’exposition au trauma prédisent le statut de l’ÉSPT. Soixante patients traumatisés et 26 contrôles non traumatisés ont été suivis prospectivement pendant 6 mois. Les participants ont été évalués sur le plan clinique et leur profil de cortisol salivaire diurne (quatre échantillons pris à l'éveil, un en après-midi et un au coucher) a été évalué à cinq occasions suite au trauma. Les participants ont été divisés en quatre groupes selon le statut de leur diagnostic à 1 et 6 mois post-trauma (contrôle non-traumatisé, ÉSPT remis, ÉSPT différé, ÉSPT chronique) et les profils de cortisol ainsi que la sévérité des symptômes furent comparés. Des comparaisons répétées entre les niveaux de cortisol diurne et de l’amplitude diurne ont révélé que les niveaux de cortisol diurne étaient plus bas chez les patients ayant un ÉSPT chronique comparativement aux autres groupes. La sévérité des symptômes de L’ÉSPT et les niveaux de cortisols diurne étaient positivement corrélés à 1 mois post-trauma. Le rapport entre la détresse péri-traumatique et l’amplitude du cortisol diurne immédiatement après le trauma constituait une mesure utile pour identifier les sujets qui développeront plus tard un ÉSPT chronique. Les patients qui ont développé un ÉSPT chronique avaient un profil de cortisol diurne distinct des autres sujets traumatisés et non-traumatisés. Les études comparant les niveaux de cortisol entre des cohortes composées de sujets contrôles en santé et des sujets ayant un ÉSPT chronique ou aigu, et/ou ayant souffert d’ÉSPT à un moment de leur vie peuvent conclure à des résultats trompeurs. La disparité entre le stress perçu et une réponse de stress appropriée au niveau de cortisol pourrait prédisposer les personnes traumatisées à développer un ÉSPT chronique.Mots clés : Dissociation péritraumatique, ESPT chronique, Cortisol, Étude longitudinale
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