JIDV 5 (Tome 2, numéro 1 - Octobre 2003)
Auteure
Juriste - écoutante au 119Résumé
Le SNATEM ou « Allô enfance maltraitée » a été créé par la loi du 10 juillet 1989 sous la forme d’un groupement d’intérêt public. Des professionnels de l’enfance (psychologues, juristes, travailleurs sociaux..) sont à l’écoute 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. Le service répond à tout moment aux demandes d’informations, de conseils, de soutien, concernant des situations de mineurs victimes de maltraitance ou présumés l’être et transmet le cas échéant au Président du Conseil général concerné les informations recueillies. Fortement mobilisé, le SNATEM a institué une nouvelle organisation de la réception des appels en mettant en place un pré-accueil chargé d’orienter les appels vers le plateau d’écoute. Le 119 est considéré comme un relais pour tout mineur victime de maltraitance ou présumé l’être. Tout mineur en souffrance peut être accueilli et entendu par le 119 qui recevra et portera sa parole auprès d’autres instances en charge de sa protection. Le 119 est un lieu privilégié pour le mineur maltraité ou présumé l’être car il peut y trouver une écoute respectueuse et ce, dans la plus grande confidentialité. Pour mieux repérer, comprendre et traiter les violences faites à l’encontre des enfants, le gouvernement actuel a décidé de mettre en place un nouvel organisme : l’observatoire national de l’enfance maltraitée. Fruit d’un projet de loi relatif à l’accueil et à la protection de l’enfance présenté en Conseil des Ministres le 10 septembre 2003, l’observatoire aura notamment pour mission, sans préjudice des missions du SNATEM, recueillir et analyser des données chiffrées et des études concernant la maltraitance envers les mineurs en provenance de tout service. Ces deux organismes ont pour objectif commun de dépister et aider à mieux traiter les situations de maltraitance sur mineurs.
Mots-clés
Enfant, Victime, Maltraitance, 119, Écoute, Relais
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La société a peu à peu pris conscience de l’existence de ces jeunes victimes qui souffrent individuellement. Cette prise de conscience ainsi qu’une sensibilisation du grand public aux problèmes de violence, de souffrance et des difficultés pour des victimes ou des témoins à s’exprimer ou à révéler les agressions subies, ont entraîné la mise en place d’initiatives. Il s’agit en somme de mieux les accueillir, les écouter, les aider, voire les protéger et les prendre en charge, et surtout en amont à mieux les repérer.
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