DOSSIER: LES ENFANTS VICTIMES [PARTIE 2]
« Un enfant maltraité ne parle pas, parlez pour lui ». C’est le message de l’association l’Enfant Bleu - Enfance Maltraitée pour faire prendre conscience aux adultes que l’enfant victime a de multiples raisons de ne pas parler. Il nous faut apprendre à « écouter » l’enfant victime qui tente de s’exprimer par tous les moyens dont il dispose.
JIDV 5 (Tome 2, numéro 1 - Octobre 2003)
Auteure
Psychologue clinicienneAssociation « l’Enfant-Bleu, enfance maltraitée ». Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.Résumé
« Un enfant maltraité ne parle pas, parlez pour lui ». C’est le message de l’association l’Enfant Bleu - Enfance Maltraitée pour faire prendre conscience aux adultes que l’enfant victime a de multiples raisons de ne pas parler. Il nous faut apprendre à « écouter » l’enfant victime qui tente de s’exprimer par tous les moyens dont il dispose. Notre expérience nous permet d’observer certains dysfonctionnements qui soulèvent la question d’un manque de formation à la psychologie de l’enfant pour les intervenants judiciaires. L’association agit sur les plans thérapeutique, juridique, préventif et nous favorisons un travail en collégial, en réseau afin de mieux prendre en compte la parole de l’enfant victime.
Mots-clés
parole de l’enfant ; expertise / évaluation psychologique ; indication psychothérapeutique ; fonctionnement de l’association
« Un enfant maltraité ne parle pas, parlez pour lui. »
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’est un message important que l’association « Enfant Bleu – Enfance maltraitée » souhaite faire passer auprès de chacun. Bien que l’attention portée à la parole de l’enfant victime se soit améliorée ces dernières années, cette parole est encore difficile à entendre par beaucoup de professionnels. Interroger, questionner, analyser, tester la parole de l’enfant sont les termes que nous pourrions employer pour déterminer le type d’écoute le plus souvent offert à l’enfant par les professionnels. Nous mettons en question encore trop facilement l’authenticité et la fiabilité de la parole de l’enfant victime mais guère celle de l’adulte, qu’il s’agisse de l’auteur des faits ou d’un témoin. Pourtant, toute personne concernée de près ou de loin par une situation, peut transformer cette réalité avec la plus grande honnêteté possible en déclarant ce qu’elle pense avoir vu. Crozier et Friedberg expliquent ce phénomène par « une rationalité limitée, c’est-à-dire, un niveau de compréhension et d’analyse qui limitent l’intelligence, l’émotion, la perception partielle du fait, de ses tenants et aboutissants. »
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