Journal International de Victimologie

articles scientifiques de victimologie et traumatisme psychique depuis 2002 - ISSN 1925-721X

Jeudi
18 Septembre 2014
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Home Archives JIDV 13 La sororité n’est pas suffisante : L’invisibilité de la maternité dans la pratique adoptée en maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence

La sororité n’est pas suffisante : L’invisibilité de la maternité dans la pratique adoptée en maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence

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 Dans cet article, nous nous intéressons aux femmes qui viennent chercher refuge dans les maisons d’aide et d’hébergement, parmi lesquelles on compte un bon nombre de mères avec leurs enfants. Nous soutenons que la théorie et la pratique utilisées dans ces maisons n’abordent pas adéquatement la question de la maternité et que, par conséquent, les services offerts dans ces maisons ne répondent pas convenablement aux besoins des mères.


 

Auteures

Université McGill, École de service social

   

Introduction

 

            Il est 17 h dans une maison d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants y sont hébergés. Conformément au règlement de la maison selon lequel toutes les femmes hébergées doivent s’occuper des repas, Lucie prépare le dîner de ce soir. Lucie et ses quatre enfants, tous âgés de moins de cinq ans, résident à la maison d’hébergement. Pendant que Lucie est à la cuisine avec ses deux plus vieux, ses deux plus jeunes s’amusent dans l’escalier adjacent avec d’autres enfants de la maison. Troublée de les voir dans l’escalier sans surveillance, l’intervenante attrape les enfants et les renvoie rapidement à leur mère respective. En retournant les enfants à Lucie, l’intervenante rappelle à cette dernière une autre règle de la maison : les enfants doivent être surveillés en tout temps par leur mère.

 

Que nous révèle cet incident à propos de la pratique féministe dans les maisons d’aide et d’hébergement? Comment pouvons-nous arriver à comprendre cet incident? Dans cet article, nous nous intéressons aux femmes qui viennent chercher refuge dans les maisons d’aide et d’hébergement, parmi lesquelles on compte un bon nombre de mères avec leurs enfants. Nous soutenons que la théorie et la pratique utilisées dans ces maisons n’abordent pas adéquatement la question de la maternité et que, par conséquent, les services offerts dans ces maisons ne répondent pas convenablement aux besoins des mères. L’article est divisé en quatre sections. Dans un premier temps, nous aborderons la théorie féministe dominante en matière de violence qui influence la pratique dans les maisons d’aide et d’hébergement. Dans la deuxième partie, nous présenterons un aperçu de la pensée féministe en ce qui a trait à la maternité, en mettant l’accent sur l’invisibilité du travail de mère. Dans la partie suivante, à l’aide d’observations de participantes ainsi que d’entrevues avec le personnel et les femmes hébergées d’une maison d’aide et d’hébergement locale pour femmes violentées, nous démontrerons que la pratique dans ce secteur demeure fermée aux analyses féministes relatives à la maternité. La dernière partie de l’article présentera certaines des conséquences de l’invisibilité des femmes dans leur rôle de mères lorsqu’elles séjournent en maisons d’aide et d’hébergement.

 

(...)

 

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Mis à jour ( Mercredi, 25 Avril 2012 21:33 )  

 

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Créé en 2002, le Journal International de Victimologie (JIDV) est une revue scientifique dotée d’un comité de pairs (peer-reviewed). Cette revue a pour vocation de diffuser le plus largement possible les résultats de recherches et de pratiques sur le sujet de la victimologie par le biais de l’Internet (www.jidv.com). Il y a 3 numéros par an. Le JIDV s’adresse donc à toutes les personnes travaillant avec des victimes, quel que soit leur pays, leur discipline (criminologie, psychologie, sociologie, anthropologie,…) et leur école de pensée.